Conférence très instructive et pertinente

Le 11 août dernier, les membres du club des Mycologues amateurs de l’Abitibi-Témicamingue (MYAM-AT étaient conviés à la deuxième conférence de la saison 2018 intitulée « Que faut-il observer pour aider à identifier les champignons ». Cette conférence était donnée par le président du Club, Patrick Poitras, au Campus de Val-d’Or du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue, au local 1229.

Il fallait voir le grand intérêt des 13 participants qui, tout au long de la conférence, ont écouté attentivement et ont su poser des questions pertinentes. Il faut dire que le contenu de la conférence d’une durée de plus de deux heures avait de quoi à se mettre sous la dent. À l’aide d’un document avec schémas et photographies, les participants ont réalisé par étape les différents éléments à considérer d’une observation méticuleuse pour faire l’identification d’un champignon.

Le cheminement proposé était de présenter les différents caractères macroscopiques liés aux parties d’un champignon agaricoïde en prenant soin de bien expliquer le vocabulaire associé à la description du champignon. Une présentation a été faite aussi sur les caractères organoleptiques. Pour aider à comprendre l’importance de la démarche, une tablette contenant cinquante fiches de récolte a été remise à chaque participant.

Les sujets couverts lors de la présentation ont été la description des parties du sporophore,  la forme du chapeau, ses dimensions, le revêtement et l’ornementation, l’hygrophanéité et les caractères de la marge du chapeau. Puis, ce furent les caractères et l’espacement des lames au pied. De ce dernier, on a vu les caractères qui le décrivent, les revêtements et les ornementations ainsi que les dimensions. Après quoi, la chair du champignon a été traitée au niveau de sa consistance et de sa structure macroscopique. Quant aux caractères organoleptique,  Patrick nous a montré comment il était important de se servir des odeurs et des saveurs observées sur le terrain car, très souvent, ces caractères peuvent permettre de valider l’identification d’une espèce. Évidemment, le vocabulaire associé aux odeurs et saveurs est plus difficile à définir. L’appréciation au niveau des odeurs n’est pas toujours facile mais on peut s’aider avec des étalons de comparaison comme l’odeur d’anis, de fruits de mer, de farine mouillée et bien d’autres. Quant aux saveurs, il faut goûter le champignon en mastiquant un petit morceau et en le crachant ensuite afin de déterminer si nous sommes en présence d’une saveur douce, amère ou âcre.

De cette formation très instructive, on réalise qu’identifier un champignon, c’est faire un diagnostic en utilisant divers caractères et où plusieurs sens sont conviés. Pour se faire, il est primordial d’avoir le vocabulaire le plus précis possible et c’est le mérite de la conférence de Patrick d’avoir bien expliqué ce que ce celui-ci signifie afin de mieux outiller les mycologues participants dans leur identification. Un gros MERCI à Patrick pour cette très belle conférence.

Paul Gagné

 

 

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